Monday, March 27, 2006

Nicolas MÉREAU
Orfèvre-imagier
N° Siret : 477 766 018 00014


L’orfèvre-imagier d’hier à aujourd’hui…

De la pierre à l’étain, le métier de l’« orfèvre-imagier » ou bimbelotier (fabricant de bibelots) consiste dans un premier temps à graver en intaille diverses pierres de différentes duretés (préalablement calibrées et polies) afin de confectionner des matrices. Les moules ainsi obtenus, permettent la fonte de multiples objets populaires très en vogue du XIIIè au XVIè siècle tels que les enseigne de pèlerinage (et objets dérivés), les enseignes profanes, les méreaux, et autre bijoux, jouets, grelots, clochettes… en un alliage de plomb et d’étain.

Cette technique déjà utilisée chez les gallo-romains (avec les mêmes matériaux mais dans des quantités moindres, aux vues des découvertes archéologiques) est une des premières activités qui ait permit à l’Homme de produire en grande série.
Les textes nous relatent la commande de 40000 enseignes pour le pèlerinage qui eut lieu à Ratisbonne, en Autriche, en 1519.
Sept matrices en schiste ardoisier ont été retrouvées. Aucune des enseignes réalisées n’a été mise à jour…

Ce métier très peu connu puisque décrit dans aucun texte est presqu’entièrement à « réinventer ». c’est ce que je tente de faire au fil de mes confrontations avec les techniques et les matières, et au grès des trop rares découvertes archéologiques.


Les enseignes de pèlerinage et profanes

Bien que l’on trouve leurs prémices durant les tous premiers siècles de notre ère, c’est au XIIè siècle que les enseignes apparaissent et se développent réellement. Cette industrie, impulsée par le religieux à l’instar de toute ou presque création artistique, prospèrera jusqu’au XVIè siècle, ou elle subira les affres d’une réalité économique et religieuse en perpétuelle évolution.

Semblables à nos badges et pin’s actuels, ces petits objets étaient cousus ou agrafés sur les vêtements, sur les chapeaux. On pouvait se les procurer sur les lieux de pèlerinages en tant que souvenir et attestation du voyage accompli mais aussi en tant qu’objet prophylactique (protégeant de tels ou tels maux) ou apotropaïque (protégeant contre tel ou tel mauvais sort).

Au XIVè siècle, les enseignes se popularisent (enseignes profanes) pour toucher tous les thèmes de la vie quotidienne (politique, corporations, fin’ amor, sujets érotiques ou érotisés liés ou non au carnaval…) jusqu’à devenir l’équivalent d’un langage argotique répondant à ses propres codes linguistiques d’appartenance et d’exclusion.

Progressivement au cours des XVIè et XVIIè siècles, l’intérêt pour ces bibelots décline avec l’arrivée du protestantisme et la dévalorisation du travail du plomb et de l’étain, matériaux non-nobles faciles à fondre pour tout autre usage (l’apparition de la faïence n’y étant certainement pas étrangère). L’enseigne, objet du futile, commence alors une longue période de survivance.

Dès son apparition et son utilisation votive, l’enseigne est associée à un geste païen (bien qu’objet du culte catholique) qui consiste à s’en séparer quand elle casse ou lorsqu’elle commence à se ternir, en la jetant dans l’eau d’une rivière ou d’un fleuve en faisant certainement un vœu adressé au saint représenté ou à tout autre divinité.

A mi-chemin entre les ex-voto des temps les plus anciens retrouvés dans des sources devenant sacrées et les pièces que les enfants peuvent encore jeter dans les puits et les fontaines, les enseignes sont une étape dans l’évolution des croyances, des rites et des superstitions populaires, transcendant la temporalité.
C’est à ce titre, aujourd’hui, qu’elles sont proches de chacun d’entre nous…


Les diverses facettes d’une activité multiple

1. La recherche

Diplômé en archéologie, et fort de plusieurs années d’expérience au sein d’une équipe territoriale d’Archéologie, c’est suite aux fouilles réalisées lors de l’opération «Cœur de Ville » à Valenciennes, et à la découvertes de plusieurs centaines d’enseignes de pèlerinage et profanes dans la rivière Sainte Catherine que me vint l’envie et le besoin d’approfondir les connaissances quant à la fabrication et l’utilisation de ces objets.

Aujourd’hui archéologue expérimental « indépendant », en constantes relations avec le « petit monde de l’enseigne » : sites historiques, spécialistes, chercheurs, musées, artisans… je tente de contribuer, à mon niveau, à la connaissance de ce patrimoine européen méconnu ainsi qu’au respect et à l’apprentissage des sciences, des techniques et des cultures qui firent de l’Homme ce qu’il est aujourd’hui…


2. La prestation

Dans les musées, les écoles, lors de manifestations historiques (sur sites, archéosites…), ou encore lors de pèlerinages ; en costume d’époque ou non, avec ou sans l’échoppe de l’artisan…

Démonstration :
- Animation pédagogique ;
- Confection de matrice ;
- Fonte d’objets en étain ;
- Possibilité de déambulation.


Ateliers :
- Animation d’atelier de confection de matrices en plâtre ou pierre tendre pour tous publics (enfants, adolescents, adultes) ;
- Fonte des objets par l’artisan ou, le cas échéant, sous son contrôle.



3. Animation d’ateliers « sur mesure »

En lien avec l’archéologie, l’histoire, l’art, l’artisanat…
Sur 1 heure… ou 1 année scolaire…

Basés sur 3 axes essentiels :
- recherche / documentation
- conception / réalisation
- valorisation, transmission

Exemples :
Reconstitution de céramique, sciences inhérentes à l’archéologie (dendrochronologie, palynologie, archéozoologie… ), archéologie expérimentale (travail à la cire perdue, poterie, gravure en intaille…)…


4. Diverses autres réalisations et prestations de services dans la valorisation des patrimoines

Conception / Réalisation :

- d’une aire de fouille expérimentale
- de matériels pédagogiques (fiches, vidéo, malle…)
- d’un jeu de questions / réponses sur plateau
- d’une exposition (objets, panneaux, vidéo, sons…)
- de tout autre événementiel (conférence, rencontres, spectacle… par le biais de réseaux de professionnels



La vente des enseignes de pèlerinage et profanes
(et dérivés, méreaux, accessoires de vêtements, objets du quotidien, bijoux…)

1. « Prêt à porter »

- Selon modèle, de 2 à 45 €
- Tarifs dégressifs en fonction de la quantité désirée
- Tarif moyen d’une enseigne : 6 €

2. « Sur mesure »

- Enseignes personnalisées (pèlerinage, site, événement, association…)
- Quantité : minimum 50 jusqu’à plusieurs milliers
- Tarifs selon la complexité : de 300 à plusieurs milliers d’€uros

3. Options de vente (réservé aux professionnels)

- Dépôt-vente : remise d’un stock destiné à la vente sur contrat établi entre déposant et dépositaire. 20% du chiffre d’affaire revenant au dépositaire.
- Négoce : achat d’un stock destiné à la revente. Bénéfice de 30% réalisable sur l’écoulement du stock.


Tarifs de prestation (TTC)

Démo. seule / Démo. + atelier
1 jours : 350 € / 1 jours : 375 €
2 jours : 550 € / 2 jours : 600 €
3 jours : 750 € / 3 jours : 825 €

+ 0.15 € / km
- Repas à la charge de l’organisation ;
- Pas d’hébergement ;
- Surface utile : 10 m2 ou 12 m2


Liste d’ouvrages se rapportant aux découvertes
d’enseignes de pèlerinage et profanes

- Bruna (D.). 1996 : Enseignes de pèlerinage et enseignes profanes. Paris : R.M.N., Musée Nationale du Moyen Age/ Thermes de Cluny, 1996.384 p.

- Egan (G.). 1998 : The medieval household : daily living c. 1150 - c. 1450. Londres : The Stationary Office, 1998, 342 p.

- Egan (G.), Pritchard (F.). 2002 : Dress accessories (c. 1150 – c. 1450). Londres : The Boydell Press, 2002. 410 p.

- Spencer (B.). 1990 : Pilgrim souvenirs and secular badges. Salisbury : Salisbury & South Wiltshire Museum, 1990. 144 p.

- Spencer (B.). 1998 : Pilgrim souvenirs and secular badges. Londres : The Stationary Office, 1998. 349 p.

- Tixador (A.). 2004 : Enseignes sacrées et profanes médiévales découvertes à Valenciennes – Un peu plus d’un kilogramme d’histoire. Valenciennes : Service Archéologique de Valenciennes, 2004. 144 p.

- Van Beuningen (H.J.E.), Koldeweij (A.M.). 1993 : A contribution to medieval archeology : heilig en profaan, 1000 laatmiddeleeuwse insignes uit de collectie H.J.E. van Beuningen. Rotterdam papers, t. VIII, 1993. Cothen : Stichting Middeleeuwse Religieuze en profane insignes, 1993. 342 p.

- Van Beuningen (H.J.E.), Koldeweij (A.M.), Kicken (D.). 2001 : A contribution to medieval archeology : heilig en profaan 2, 1200 laatmiddeleeuwse insignes uit openbare en particuliere collecties. Rotterdam papers, t. XII, 2001. Cothen : Stichting Middeleeuwse Religieuze en profane insignes, 2001. 512 p.


Contacts

Nicolas Méreau
Tél. 06.85.81.92.89
12 bis, rue d’Oultreman
59300 VALENCIENNES
E-mail : nils.mero@aliceadsl.fr
Blog : mereau@blogspot.com
Tarifs non contractuels. Devis et délais de fabrication disponibles sur demande.
Pour tout renseignement complémentaire (tarif horaire, ou autre) ou pour tout projet personnalisé, n'hésitez pas à me contacter.
Pour de plus amples informations, vous pouvez vous reporter à l’article paru dans le numéro 50 de la revue Moyen Age
(Janvier – février 2006)

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